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    Le Monument national de l’Holocauste, à Ottawa (Canada), vandalisé en juin 2025. « Feed me » est inscrit ici en référence à la situation alimentaire à Gaza (DR)

    Quand travailler sur la Shoah expose : savoir, identité et menaces dans un contexte de guerre

    Des loups-garous adossés nuitamment au mur d'un cimetière. Lithographie de Maurice Sand, extraite des Légendes rustiques de George Sand, Paris, Bibliothèque des Arts décoratifs, 1858 (Wikipédia)

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Accueil Entretien

Yvan Gastaut : « On ne peut pas faire du football un monde de vertu absolue. »

Le DDV Par Le DDV
26 juillet 2026
dans Entretien
Temps de lecture : 13 min
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Des hooligans envahissant un stade de football à Leipzig, le 14 avril 1990, 
avant un match de la Coupe de la RDA (FDGB-Pokal) entre le 1. FC Lokomotive Leipzig et le Dynamo Schwerin (source : Bundesarchiv, Bild 183-1990-0414-009 - ADN-Zentralbild)

Des hooligans envahissant un stade de football à Leipzig, le 14 avril 1990, avant un match de la Coupe de la RDA (FDGB-Pokal) entre le 1. FC Lokomotive Leipzig et le Dynamo Schwerin (source : Bundesarchiv, Bild 183-1990-0414-009 - ADN-Zentralbild)

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À travers le prisme du football et la récente Coupe du monde, l’historien Yvan Gastaut (université Côte-d’Azur à Nice) éclaire les liens entre sport, identités nationales et transformations des sociétés contemporaines. Alors que les grandes compétitions mettent en scène des équipes de plus en plus diverses, elles ravivent aussi des débats anciens sur l’immigration, le métissage et les représentations raciales. L’analyse revient sur la manière dont les sélections nationales reflètent les histoires collectives, mais aussi sur la récupération politique croissante de ces questions, amplifiée par les réseaux sociaux.

Propos recueillis par Pierre Hocq, chargé de mission éducation et sport de la Licra, et Emmanuel Debono, historien

Le football a toujours été un terrain d’expression du nationalisme et de son exaltation dans l’histoire, au-delà des questions de racisme et d’antisémitisme. Existe-t-il une spécificité footballistique de ce point de vue-là ?

C’est un peu cela mais aussi le contraire. L’essence du sport en général et du football en particulier, c’est d’abord une dimension cosmopolite : un univers de rencontres, de mobilités, de circulation des joueurs, des clubs, des équipes nationales, des supporters. C’est aussi un lieu de fabrique des identités. Historiquement, cela s’est construit ainsi, dans l’esprit de Pierre de Coubertin. Mais le sport a pris au XXe siècle une tournure qui n’avait pas été totalement envisagée. Avec les totalitarismes de l’entre-deux-guerres, le football est devenu un support d’exaltation nationale. Aujourd’hui encore, c’est un élément fondamental. Ce football mondialisé vit beaucoup par ce côté partisan, les clubs et surtout les nations, les drapeaux, les hymnes et ces sentiments d’appartenance. À la différence d’autres sports, comme le Tour de France où la dimension nationale s’est effacée au profit des marques, le football reste structuré par cette passion nationale.

En même temps, les footballeurs comme les supporters reflètent des mélanges, des brassages, parfois plusieurs identités. Le football est pris dans cette tension : c’est un sport mondialisé qui met en scène des personnes issues de la diversité, parce qu’il n’y a pas plus grand ascenseur social que le football.

En quoi la Coupe du monde révèle-t-elle les débats sur les identités nationales, les origines et les questions raciales ?

Le Mondial de cette année a apporté quelques éléments nouveaux. Avec la finale, on est revenu sur la question des couleurs de peau. Il faut noter qu’au moment où l’on déconstruit la notion de « race », elle revient par le football moderne, comme un retour de boomerang. On s’interroge sur les équipes métissées – la France, l’Angleterre, la Belgique… – et sur d’autres qui le sont beaucoup moins. Cela conduit aussi à relire l’histoire de certains pays, comme l’Argentine, et leur rapport à leurs minorités.

Les équipes nationales disent quelque chose des sociétés. Depuis 1998 notamment, on a pris conscience que le football mobilise les identités nationales et apparaît comme un reflet, parfois fidèle, parfois déformant, mais un reflet tout de même. Regarder les photographies des équipes à différents moments permet de comprendre ce qu’elles disent des immigrations et des diversités.

Ce qui me semble nouveau, c’est la parole des élites politiques qui mobilisent les couleurs de peau pour discriminer une équipe et, derrière elle, un pays.

Ce qui me semble nouveau, c’est la parole des élites politiques qui mobilisent les couleurs de peau pour discriminer une équipe et, derrière elle, un pays. Des propos que l’on entendait dans les stades ou au café du commerce sont désormais repris par des responsables politiques dans un langage très cru, puis amplifiés par les réseaux sociaux. Ce n’est pas anodin. Il y a l’idée d’aller toucher au cœur de la société française en attaquant les joueurs de l’équipe de France avec ce vieux préjugé : « Ce n’est pas l’équipe de France, c’est l’Afrique ». Des propos haineux qui existaient déjà, mais qui sont aujourd’hui répercutés par le haut et relayés par les réseaux sociaux.

Quand on observe aujourd’hui les manifestations racistes, notamment dans les stades, constate-t-on une mutation de ces phénomènes ?

C’est une question importante. Le théâtre du football, c’est le stade, mais aussi les réseaux sociaux, la rue, les vestiaires. Tous ces lieux sont devenus des points d’observation parce que tout est très médiatisé. Il y a le racisme sur le terrain, dans les tribunes, puis dans les commentaires.

Le racisme des supporters a une longue histoire. En travaillant sur l’histoire des supporters, on voit qu’il était très développé dans les années 1980. Les jets de bananes et d’autres comportements existent malheureusement encore, malgré les actions de la FIFA, de la Fédération française, des clubs et d’autres institutions comme la Licra. Après une période très débridée dans les années 1970-1980, il y a eu un véritable travail d’éducation et une relative pacification. Aujourd’hui, on peut voir dans un même stade des campagnes antiracistes et, paradoxalement, des banderoles racistes : cette coexistence est assez révélatrice.

Le racisme s’exprime aussi dans la rue, autour des matchs, et surtout dans les commentaires. Ce qui me paraît nouveau, encore une fois, c’est que des discours autrefois cantonnés aux tribunes ou au café du commerce sont désormais repris par des responsables politiques. Le racisme n’est pas seulement celui du supporter lambda ; il existe à plusieurs niveaux. Le football favorise parfois une expression très primaire de ces préjugés, et certains responsables politiques s’en servent délibérément pour flatter des sentiments facilement identifiables. Ces attaques sont utiles à observer parce qu’elles révèlent aussi l’évolution de notre société face à ces questions.

Au-delà de ce racisme aux manifestations primaires, existe-t-il des formes plus sophistiquées, voire codées ?

Oui. Dans l’organisation du football, les discours, les commentaires, les talk-shows, il peut apparaître des raisonnements qui mobilisent les origines des joueurs, les identités nationales ou des stéréotypes sans passer par l’insulte directe. Didier Deschamps, par exemple, a laissé entendre qu’il aurait fallu un autre arbitre qu’un Salvadorien. C’était sans doute sous le coup de la déception, mais on pourrait y lire une forme de discrimination. Lorsqu’il n’avait pas sélectionné Benzema, il avait été accusé de racisme. Plus récemment, après la mauvaise demi-finale de Lucas Digne, certains ont affirmé sur les réseaux sociaux qu’il avait été titularisé parce qu’il était blanc, mettant en scène ce qu’on appelle un racisme anti-blanc.

Si une équipe gagne, on célèbre ; si elle perd, les préjugés ressurgissent. Depuis 1998, les discours sur l’équipe de France sont de véritables montagnes russes : des moments de gloire, puis des moments de haine.

Ce qui est intéressant, c’est que le football n’est jamais stable sur ces sujets. Les résultats sportifs changent les discours. Si une équipe gagne, on célèbre ; si elle perd, les préjugés ressurgissent. Depuis 1998, les discours sur l’équipe de France sont de véritables montagnes russes : des moments de gloire, puis des moments de haine. C’est cette alternance entre amour et rejet qui fait aussi l’histoire du football et, d’une certaine manière, une histoire de France.

Quand on pense au racisme dans les stades, on pense souvent aux ultras, aux hooligans. Ce constant est-il toujours pertinent ?

Il y a des évolutions. Pendant ce Mondial, on a très peu parlé des supporters. Dans les tribunes, on voit des gens sages, assis, des drapeaux. Tout cela s’est assagi, pour le meilleur et pour le pire. La passion s’exprime davantage dans les clubs que pour les équipes nationales. On est moins dans une forme de nationalisme exacerbé. Il existe toujours, bien sûr, mais il se niche ailleurs. À part peut-être l’Argentine, où subsiste une dimension très passionnelle, les stades donnent aujourd’hui l’image d’espaces calmes, remplis mais sans débordements.

Il faut distinguer les équipes nationales des clubs. Le hooliganisme et les violences qui ont marqué les années 1980 – je pense à la tragédie du Heysel à Bruxelles, en 1985 – ont provoqué un début de prise de conscience. En France aussi, il y avait de fortes tensions entre supporters. Depuis, un travail a été mené par les clubs, les fédérations, les associations de supporters pour dialoguer, responsabiliser, parfois même intégrer certains ultras au fonctionnement des clubs. On voit apparaître des formes de supportérisme très engagées mais antiracistes, comme à Schalke, en Allemagne, ou dans certains clubs français. Cela traduit une évolution du football et de la société. On n’est jamais à l’abri d’un débordement, mais on sort peu à peu de cette vision caricaturale du football où le supporter comme le joueur étaient considérés comme des décérébrés. Aujourd’hui, il y a une dimension beaucoup plus citoyenne.

On parle beaucoup de l’antisémitisme que du racisme. Plusieurs incidents ont toutefois eu lieu de depuis le 7-Octobre. Est-ce une question qui concerne le football ?

Il me semble qu’en France, l’antisémitisme reste en dessous de la ligne de flottaison dans le sport, en particulier dans le football. Il existe bien des mobilisations autour d’Israël, des appels au boycott, et il a pu y avoir quelques actes d’antisémitisme très violents, notamment autour du PSG il y a une dizaine d’années. Mais ce sont des faits ponctuels. Comparée au racisme visant les populations noires, ou même aux questions liées à l’islam, cette dimension est beaucoup moins visible. Ce qui apparaît le plus, c’est le racisme primaire fondé sur la couleur de peau, peut-être parce qu’il constitue une forme d’expression plus immédiate.

Depuis quand les pouvoirs publics ont-ils pris le sujet à bras-le-corps ?

Cela relève d’une prise de conscience générale : médiatique, politique, dans le monde du football, chez les joueurs comme chez les dirigeants. Symboliquement, cela correspond à la victoire de 1998. Avant, dans les années 1960 ou 1970, on parlait très peu du racisme dans le sport. Avec l’apparition du hooliganisme, les choses changent progressivement. Depuis le début des années 2000, les campagnes antiracistes se multiplient dans le football, puis dans le sport en général. La Licra a été l’une des premières structures à s’investir sur cette question.

Quels enseignements peut-on tirer aujourd’hui de ces politiques de lutte contre le racisme dans le football ?

On pourrait presque faire une réponse contradictoire. D’abord, il y a eu des évolutions.cDepuis 1998, chaque Coupe du monde est devenue un rendez-vous régulier entre l’équipe de France et son public, un moment où l’on interroge la diversité, les migrations, le racisme, les multi-appartenances, le patriotisme. On pourrait évoquer d’autres moments comme les années 1930 ou encore 1958, mais la séquence actuelle commence vraiment en 1998. À chaque fois, les mêmes questions reviennent : cette équipe entretient-elle un rapport privilégié avec la nation ? Les joueurs sont-ils patriotes ? Connaissent-ils les paroles de la Marseillaise ? Ce sont des interrogations qui disent autant notre sensibilité que le football lui-même.

Depuis 1998, chaque Coupe du monde est devenue un rendez-vous régulier entre l’équipe de France et son public, un moment où l’on interroge la diversité, les migrations, le racisme, les multi-appartenances, le patriotisme.

Il y a eu des moments collectifs très forts, mais aussi des parcours individuels plus complexes, comme ceux de Zidane ou de Benzema. Pourtant, depuis 2018, il me semble que les origines des joueurs sont moins mises en avant. C’est peut-être le signe d’une évolution positive du regard porté sur cette diversité, même si cela reste fragile.

Un autre élément est frappant : lors de la Coupe du monde de cette année, on n’a pas vu de véritable polémique politique sur ces questions. Le Rassemblement national, par exemple, aurait pu s’en emparer ; il ne l’a pas fait. Peut-être qu’au moment où l’équipe de France gagne, il existe une forme d’intérêt supérieur qui suspend les controverses. C’est un phénomène intéressant à analyser.

Parallèlement, on observe une forme de professionnalisation des comportements. Les joueurs, très exposés, savent que le moindre mot, le moindre geste est scruté. Une sorte de charte implicite de l’exemplarité s’est imposée. On l’a vu lorsque les Français ont été provoqués : leur retenue a été largement saluée. Cette image contraste avec celle des années 2010, où certaines générations – Nasri, Ben Arfa, Benzema… – étaient volontiers présentées comme des « mauvais garçons ». Aujourd’hui, les joueurs sont beaucoup plus encadrés par leurs clubs, leurs agents, leur environnement. Tout cela est davantage pensé, même si des débordements restent toujours possibles.

Car le football garde une particularité : il met en relation permanente des milliards de passionnés, sur le terrain, dans les tribunes, derrière les écrans. Cette intensité peut à tout moment faire basculer les comportements. On ne peut donc pas faire du football un monde de vertu absolue. En revanche, on peut s’appuyer sur des gestes, des moments, des attitudes exemplaires. C’est déjà beaucoup.

Comment expliquer les débordements racistes observés chez certains joueurs argentins ou responsables paraguayens ?

Il existe un prisme sud-américain que l’on évoque surtout à propos du football. Ces pays connaissent une montée des radicalismes, dont le racisme peut être un des terreaux. Il y a aussi le poids de l’histoire : les dictatures, celle de Stroessner au Paraguay, celle de Videla en Argentine, qui instrumentalise la Coupe du monde de 1978… Cela ne signifie évidemment pas que les Argentins ou les Paraguayens seraient, par nature, racistes. Mais cette histoire compte.

Il existe un prisme sud-américain que l’on évoque surtout à propos du football. Ces pays connaissent une montée des radicalismes, dont le racisme peut être un des terreaux.

Je vois deux dimensions. La première consiste à utiliser ce registre pour fabriquer la rivalité, notamment avec la France. Ce n’est pas le racisme qui crée la rivalité ; c’est la rivalité qui mobilise des arguments racistes pour galvaniser une opinion publique.

La seconde est plus profonde. À travers ces discours, il y a peut-être une manière de refuser ce que sont devenues les sociétés européennes : des sociétés de diversité. La France, avec le symbole du « Black-Blanc-Beur » de 1998, mais aussi l’Allemagne, la Belgique, la Suisse ou l’Espagne ont connu ces transformations. Les nier par les mots les plus crus, c’est peut-être aussi contester ce modèle. Sans donner de leçon, on peut penser que ces pays gagneraient eux aussi à mieux prendre en compte leur propre diversité.

Dans quelle mesure l’UEFA et les différentes fédérations nationales peuvent mettre la pression sur la FIFA pour davantage lutter contre le racisme dans le football mondial aujourd’hui ?

C’est tout l’enjeu des grandes institutions du football, qui suscitent beaucoup de fantasmes. Moi, je vous avoue que je n’en ai pas une connaissance pure. Ce que je peux en dire, c’est le regard que l’on pose sur elles. La FIFA est frappée de beaucoup de suspicions sur le côté financier, sur le côté politique. On l’a beaucoup critiquée cette année, comme d’ailleurs en 2022 vis-à-vis du Qatar, surtout sur le plan des compromissions, des petits arrangements, de ses liens avec le pouvoir politique. Je ne veux pas faire d’analyse là-dessus, simplement dire qu’on a beaucoup porté l’intérêt sur ces questions. En revanche, ce n’est pas sur la question du racisme qu’on l’a épinglée cette année.

Parce que, encore une fois, la FIFA, comme le CIO, peut avoir mené des politiques de lutte antiraciste et parer son fonds de commerce d’un discours antiraciste. Et ça, c’est vrai. Ça fait maintenant plus de deux ou trois décennies qu’elle tient ce discours. On ne peut pas le nier. Mais d’un autre côté, il y a ce qui est de l’ordre du moins officiel, des préférences, des modes de fonctionnement qui peuvent laisser entendre que, dans certains cas, la FIFA n’est pas animée par un état d’esprit aussi ouvert et bienveillant que cela. Historiquement, on peut l’inscrire dans une histoire. Je prends l’exemple de l’Afrique du Sud : dans les années 1960-1970, il y avait un discours de rejet de l’apartheid, mais aussi des compromissions en sous-main avec les autorités locales. On peut donc prendre acte des slogans et des campagnes antiracistes, sans être totalement dupe du fait qu’il peut y avoir d’autres comportements. Mais le fait que cette morale existe est quand même important.

Est-ce que, dans le fond, ces grandes rencontres ne sont pas aussi des moments de fraternisation, de débats ou d’indignation face aux scandales racistes, qui contribuent finalement à faire progresser positivement une norme ?

Oui, je pense qu’aujourd’hui on ne peut pas négliger ces grands rendez-vous sportifs. On en redemande, même si l’on sait bien que l’accès aux stades n’est pas égalitaire. Sur notre sujet, ils sont devenus des incontournables, peut-être même les seuls moments porteurs d’indices sur les discriminations et la lutte contre les discriminations. À chaque Jeux olympiques, à chaque grande compétition, il y a une attention médiatique sur ces questions, pour le meilleur et pour le pire. C’est justement le côté caisse de résonance : le monde entier est mobilisé, et il y a là un théâtre de la vie, des comportements, qui permet d’avoir des angles de vue divers.

Mais il faut les prendre comme des angles de vue, pas comme des états de fait définitifs. Tout est en évolution permanente ; la vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. Et ces angles de vue, même déformants, se construisent à plusieurs niveaux : sur le terrain, dans les vestiaires, dans les tribunes, dans la rue, sur les réseaux sociaux, dans les médias. Il y a ainsi plusieurs niveaux de gestes, de mots, de comportements qui, par éclipses, tous les quatre ans, viennent scander les histoires nationales, mais aussi l’histoire mondiale en quelque sorte.

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